28/01/2005

Tou montches, chéri ?

Depuis que j’ai déclaré que je partais au Brésil, il ne se passe pas une semaine sans qu’un esprit malicieux ne me sorte une remarque de haute volée concernant les brésiliennes du bois de Boulogne. On me demande si j’ai l’intention de me faire opérer, si je vais me faire appeler Roberta, on m’invite à vérifier la qualité de la marchandise avant de consommer, etc. J’en passe et des meilleures.

Hier soir sur Canal Plus, l’émission « 20h10 Pétantes » de Stéphane Bern était consacrée à l’année du Brésil et pour l’occasion, le sémillant animateur au brushing profilé en soufflerie avait invité trois jolies brésiliennes, certifiées authentiques. La plus connue étant la sublime Christiana Réali, qui faisait la promo de la pièce de théâtre qu’elle joue en ce moment. Personnellement, elle pourrait réciter l’annuaire du téléphone assise sur un tabouret Ikéa, je regarderais quand même. C’est bien la peine de jouer du Goldoni, cocotte !

Pour les autres invitées, mon pronostic était plus réservé. Betty Lagardère (l’ex de Jean-Luc) était là pour assurer le rôle d’ambassadrice de luxe du Brésil en France. La veuve du marchand de missiles a quelques heures de vol, mais a encore de quoi stabiliser l’assiette de navigation. Pour en savoir plus, consultez la dernière page de Paris Match chez votre coiffeur habituel.

Quant à Salomé de Bahia, il a fallu me livrer à des recherches sur Google pour dissiper mon doute. Il est vrai que c’est un peu l’Amanda Lear brésilienne, au niveau du parcours et surtout au niveau de la voix. Comme dit finement Lamartine, mon prof de portugais : « Ela canta no microfone ». Je vous laisse traduire.

Pour corser le tout, l’excellent Stéphane Guillon s’est lui aussi laissé allé à quelques gauloiseries faciles concernant les créatures qui déambulent du coté de Roland Garros une fois la nuit tombée. Je me permet donc de pousser un grand cri de révolte : Halte ! N’en jetez plus !

A l’attention de l’ensemble des personnes mal informées, je le répète : les dames que l’on voit là bas ne sont certes pas vraiment des dames, mais cela fait belle lurette que ce ne sont plus des brésiliennes ! Elles (ou ils) viennent d’un peu partout dans le monde, pour contrôler le métrage du trottoir du boulevard d’Auteuil après 22 heures. Pas seulement du Brésil ! Faut sortir un peu : finies, les années 80 ! Non mais !

Pour revenir à plus de féminité, il y avait aussi les très jolies cariocas du groupe « T-Rio », appelé ainsi parce qu’elles sont trois : T- Rio = trio = humour. « Morou ? » (1). Elles interprétaient leur grand tube « Chupeta », ce qui me donne l’occasion de donner un cours de portugais à l’intention des moins de dix ans et des amateurs de blagues Carambar :
« Mamãe eu quero, mamãe eu quero
Dá a chupeta, dá a chupeta
Dá a chupeta pro bebê não chorá » (2)

Bon c’est vrai, T-Rio est à la MPB (3) ce que la fraise Haribo est à la tarte Tatin, mais c’est très agréable à regarder et ça tue pas mes deux neurones.

Bob.

(1) « Pigé ? » (argot)
(2) Maman je veux, donne la sucette, pour que bébé ne pleure pas, …
(3) Música Popular Brasileira = Musique Populaire Brésilienne (même les non lusophones ont du traduire). Voir le site http://www.mpbnet.com.br pour en savoir plus.


19/01/2005

L'aventure commence à la Mairie du XIIème

Quand on se lance dans une aventure, il faut bien commencer. La mienne commence donc aujourd'hui, une centaine de jours avant le départ. Je me suis préparé physiquement, j'ai la vaccination contre la fièvre jaune, il ne me manque que le passeport. Cap sur la Mairie du XIIème !

Première tentative pour avoir mon passeport. Pas de bol, il faut désormais compter 10 jours pour l'avoir, et en plus quand on arrive à 16h15, c'est trop tard : ça ferme à 15h30. Tant pis, j'y retournerai jeudi. Attention au jet lag !

Vivement le Brésil ! Ce matin, en couverture de "20 minutes", il y avait ENCORE Nicolas Sarkozy. J'espère qu'au fin fond du Mato Grosso ou bien dans la jungle amazonienne, je ne le verrai plus. A moins qu'il soit caché sous une Victoria Regia ?