13/06/2006
Força Portugal ! Brasil Hexacampeão ! France 0 à 0 !
Je rentre aujourd’hui de Lisbonne. J’appréhendais un peu le contact avec les indigènes, en raison de leur accent chuintant si caractéristique, bien différent de l’accent chantant des brésiliens. Mais pas de problème : il semble bien que les Portugais me comprennent quand je leur parle dans ce que je suppose être leur langue maternelle. Il y a peut-être toutefois une explication à ceci : la capitale portugaise a accueilli ces dernières années une quantité non négligeable d’immigrants venus du Brésil. Le temps est bien révolu où les portugais quittaient leur pays par bateaux entiers pour fuir la misère et tenter leur chance au Brésil, terre d’avenir et d’opportunités. Le grand Clémenceau (l’homme politique, pas le porte-avion), qui avait toujours une bonne vacherie sous le coude, aurait dit à cette époque (début du XXème siècle) : "le Brésil est un pays d’avenir, et il le restera". Et il n’avait pas totalement tort. Un siècle plus tard, le Brésil est toujours une terre d’avenir, mais le sens de l’immigration s’est manifestement inversé. Il suffit de se promener dans les rues de Lisbonne et de compter le nombre de peaux bien bronzées pour constater que le Portugal, pays traditionnellement d’émigration, est devenu un pays d’immigration.
Je ne connaissais le pays qu’à travers les vieux clichés que les français en ont, et qui remontent à l’époque de Salazar : le linge qui pend aux fenêtres, la milice qui passe dans les rues quatre par quatre armée jusqu’aux dents, etc. Depuis son entrée dans l’Union Européenne, le pays s’est incontestablement enrichi et est sorti de l’arriération dans laquelle le dictateur susnommé l’avait maintenu pendant les 48 ans qu’il est resté au pouvoir. Le niveau de vie s’est bien amélioré, même si le salaire minimum y est encore la moitié de la France (et pour le linge qui pend aux fenêtres, c’est toujours vrai dans les vieux quartiers de Lisbonne). Conséquence : les habitants déshérités des anciennes colonies du Portugal viennent en masse y tenter leur chance, à commencer par les brésiliens. Il faut dire qu’ils représentent à eux seuls plus de 90 % des lusophones du monde. Ils seraient désormais plus de 200 000 au Portugal (chiffre officieux, avec les clandestins), sur une population totale de 11 millions d’habitants. Mais les angolais, les cap-verdiens, les mozambicains, les habitants de Guinée Bissau ou de São Tomé e Principe (dont j’ai renoncé à chercher les noms), sont également présents dans des proportions moindre, mais non négligeables.
Conséquence de tout cela, je n’ai pas trop été dépaysé en débarquant ici. On retrouve ici logiquement tout ce que la culture portugaise a exporté au Brésil : les églises baroques tapissées de petits angelots, les noms de lieux, etc. Et en retour, le Brésil a importé un peu de sa culture, essentiellement populaire. En me branchant sur la RTP1, je suis tombé en arrêt devant un épisode de la télénovéla "Essas Mulheres", devant laquelle j’étais rivé tous les soirs de mai à octobre dernier (voir section "Archives"), lors de sa diffusion sur la Rede Record. Et c’est peut-être grâce aux télénovélas et au nombre de brésiliens présents ici que les autochtones ne sont pas trop perturbés quand je demande un "café da manhã" au lieu d’un "pequeno almoço" (petit déjeuner).
Cela n’a pourtant pas toujours été vrai : quand mon excellent ami Lamartine Bião a débarqué au Portugal en 1968, il s’est un peu demandé si la langue de Fernando Pessoa était la même que celle de Jorge Amado. A peu près à la même époque, les premières télénovélas en provenance du Brésil ont également débarqué sur la télévision portugaise, et les journaux télés de l’époque étaient obligés d’incorporer un petit lexique pour que les téléspectateurs arrivent à suivre ces palpitantes aventures. Ce n’est plus le cas aujourd’hui. Outre "Essas Mulheres", on peut suivre en ce moment sur la SIC (première chaîne en audience, privée) "Bellissima" et "Sinha moça", deux novélas produites et diffusées sur la TV Globo en ce moment même. Je rappelle que "Sinha moça" est la novéla qui a remplacé "Alma Gêmea", devant laquelle j’étais scotché tous les soirs à 18 heures jusqu’au 11 mars dernier (voir quasiment toutes les notes de la section "Archives").
J’ai quand même profité de mon séjour pour sacrifier à quelques coutumes très locales pas brésiliennes pour deux sous, comme s’empiffrer de sardines grillées en écoutant du fado. En amateur d’authentique folklore, j’ai trouvé le petit restau du quartier d’Alfama où de sympathiques pépères viennent pousser la chansonnette. Visiblement, ils se font payer en liquide pour leur prestation, de préférence en vinho verde. Je pensais à tort que le fado était un genre purement féminin, longtemps illustré par l’immense Amalia Rodrigues (décédée en 2001), et qui a repris récemment un coup de jeune avec de talentueuses (et jolies) chanteuses comme Mariza, Cristina Branco, Mísia ou Dulce Pontes. Mais si le fado peut se chanter aussi au masculin, il reste un art exigeant qui nécessite un minimum de coffre et de sensibilité. C’est pas le premier couillon issu de la Star Academy qui peut s’y coller. Même Christophe dit la Tortue.
Nous sommes en plein mondial, je parle du Portugal et du Brésil, et je n’ai pas encore parlé de futebol. Oubli fâcheux que je vais réparer de suite. Le 11 juin avait lieu le premier match de l’équipe nationale portugaise, avec ses stars Figo et Pauleta, ainsi que ces chouchous comme le sémillant Cristiano Ronaldo (très apprécié de ces dames, plus pour son physique plus que pour son jeu de jambes). Les rues de Lisbonne sont couvertes de drapeau portugais, et de nombreuses personnes se baladent dans les rues avec le maillot rouge carmin de la "Selecção" (notez au passage l’orthographe portugaise, avec deux "c"). Le futebol est ici aussi une folie, il n’y a pas moins de trois quotidiens qui y sont consacrés ("A Bola", "O Jogo" et "Record"). A part l’orthographe, la présence d’un Ronaldo dans l’équipe et la passion pour le jeu, il y a une autre ressemblance flagrante entre l’équipe de Portugal et celle du Brésil : le técnico, autrement dit l’entraîneur. Pour distinguer Carlos Alberto Parreira (Brésil) et Luiz Felipe Scolari (Portugal), il y a une formule mnémotechnique : le portugais, c’est celui qui a une moustache.
Au fait, si le Portugal est constellé de petits drapeaux nationaux, ce n’est pas qu’à cause du foot : le mois de juin est celui des saints populaires (São Antonio, São João, etc.) et le 10 juin est une fête nationale, "O dia de Camões", du nom du grand poète épique national, auteur des "Luisiades". N’empêche, les portugais sont incomparablement plus chauvins que les français. Ils ont imperturbablement sacrifié à la tradition qui consiste à composer une chanson de soutien à leur équipe nationale, idée qui au passage n’a pas été reprise cette année en France, après le flop de 2002 et les ricanements qu’ont provoqué la chanson de notre Johnny Hallyday national. Dans le même paragraphe, j’arrive à parler de Luís Vaz de Camões et de Johnny Hallyday, c’est vous dire l’incroyable niveau culturel et éclectique de ce blog.
Tout ça pour dire que lors du match de samedi dernier, la "Selecção" l’a emporté contre l’équipe nationale d’Angola (1-0, but de Pauleta à la quatrième minute). Les "Palanças negras" n’ont pas fait le poids, malgré le soutien moral de l’importante communauté angolaise présente au Portugal. A côté des innombrables drapeaux portugais dans les rues, ont pouvait voir quelques petits drapeaux angolais. Mais le drapeau le plus présent dans les rues de Lisbonne, après le drapeau portugais, c’est le drapeau brésilien. On le voit presque autant qu’à Rio, c’est vous dire. Je crois qu’il doit y avoir une chaude ambiance ce soir à Lisbonne, après la victoire 1 à 0 de la "Seleção" (avec un seul "c"). Je regrette de ne pas être resté un jour de plus pour en profiter.
Je regrette d’autant plus que j’ai profité du match de l’équipe de France pour faire une petite sieste. Le seul bon moment du match a été la gaffe réjouissante de Jean-Michel Larqué en réplique à son jeune collègue Thierry Gilardi. Ce dernier annonçait "le jeu du jour", où il fallait répondre comme d’habitude à une question extrêmement difficile : "En quelle année le Brésil a remporté la dernière fois la Coupe du Monde : 1998, 2000 ou 2002 ?". Même ma grand mère aurait su répondre. C’est alors que JML sort tout de go : "Et en plus, en 2000, c’était même pas une Coupe du Monde !". Reprise de volée immédiate de Thierry Gilardi : "Oui mais, c’est le jeu, Jean-Michel, c’est le jeu !". Un grand moment, qui nous fait regretter la grande époque où Jean-Michel donnait la réplique à l’autre Thierry, viré de TF1 et récupéré au bond par M6.
Au fait, j’en ai marre : même si on ne connaît rien en Portugais, prononcer au moins "Séléçon" plutôt que "Séléçaho". Le "ão" est un son difficile, un peu entre "on" et "an" pour une oreille française, mais ça n’excuse pas la fausse note pour une oreille avertie. S’il fallait sortir le "cartão amarelo" à chaque faute de prononciation, l’intégralité des présentateurs sportifs français se retrouverait sur le banc de touche avant la fin du match.
23:20 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : futebol, football, brasil, brésil, portugal
05/06/2006
J -3 : Gol de peixinho
On y est presque, et je suis fin prêt pour le départ. Mais atention : pas pour Berlin, pour Lisbonne. Du 9 au 13 juin, je serai dans la capitale portugaise pour faire du tourisme et accessoirement passer le CILP, un examen de langue portugaise reconnu internationalement. Est-ce à dire que je raccroche les crampons juste au moment fatidique ? Rassurez vous, non. Je serai dès le 13 après-midi au rendez-vous, pour une journée marathon. Avec à 13 heures France-Suisse dans le groupe G et à 16 heures Brésil-Croatie dans le groupe F, il va falloir tenir le coup. Penser à remplir le frigo avec pizzas et binouzes. Auparavant, j'espère pouvoir commenter en direct de Lisbonne le derby lusophone Portugal-Angola (groupe D, le dimanche 11 à 16 heures). Si du moins, je ne suis pas trop occupé par les nombreuses activités culturelles de la capitale portugaise. Le futebol, c'est bien, mais faut quand même pas en abuser. Pour ceux qui veulent partir en voyage en ce moment, les billets d'avions et les séjours sont à prix cassés. Il faut en profiter.
J'ai rajouté les derniers albums-photos sur ce blog, avec une série alléchante consacrée (quelle surprise) au tryptique futebol, carnaval et samba. Plus une série plus culturelle consacrée à l'état de Rio (Petropolis, Vassouras, Niteroi). En rajoutant ces photos, je me suis rappelé que cela faisait longtemps que je n'avais pas donné de nouvelles de mon cadet Romario, 40 ans cette année. L'ancien champion du monde 1994 n'a toujours pas marqué son millième but, et l'événement n'aura malheureusement pas lieu sous les couleurs du Vasco. Romario vient de signer un contrat avec un modeste club américain, le Miami FC, membre de la United Soccer League, le championnat de football nord-américain de deuxième division. Ca ressemble un peu à la maison de retraite pour le vieux, quoique toujours bouillant. Surtout après un parcours exceptionnel qui lui a permis de passer par le PSV Eindhoven, le Barça, et dans le championnat brésilien plusieurs fois par le Vasco, le Flamengo et même le Fluminense, ce qui a du être ressenti comme une traitrise par les nombreux "torcedores" (supporters) du Flamengo. Quoi qu'il en soit, ses pieds resteront gravés pour la postérité dans le "calçadão da fama" du Maracanã, voir l'album photos (là, à droite de l'écran).
Bref, vous allez en bouffer, du futebol. Même Arte s'y est mis, c'est vous dire. Au fait, je me suis demandé comment on disait "Coup de tête", en Portugais. La réponse est dans le titre, même si je me perd en conjecture sur l'origine de l'expression (littéralement : petit poisson). Petit rappel de vocabulaire brésilien de base :
- Jogo : en français, "match"
- Goleiro : le poste de Fabien Barthez (ou de Gregory Coupet, selon les sensibilités)
- Zagueiro : le poste de Pascal ... Chimbonda ! (en musique, bien entendu)
- Tecnico : le poste de Raymond SFR
- Escanteio : en français, "corner"
- Impedimento : hors-jeu (il va falloir que je révise la règle, à laquelle je n'ai jamais rien compris, si je ne veux pas paraître ridicule)
- Time (prononcer "timé") : équipe (curieux, mais quand les français utilisent un mot anglais, les brésiliens utilisent un mot de leur propre langue ... et réciproquement)
- Gol (prononcer : "Gooooooooooooooooooooooooooool !") : but
- Juiz : arbitre (exemple : "Juiz ladrão" = "Arbitre enc...", euh enfin c'est pour dire que l'arbitre n'est pas totalement impartial)
- Hexacampeão : peut être dans un mois pour le Brésil, et dans au moins deux siècles pour la France (surtout si Raymond Domenech reste entraineur jusque là)
23:49 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : humour et derision
26/05/2006
J -14 - L'échauffement
Tout d'abord, je voulais m'excuser auprès de mes chers lecteurs d'avoir un peu abandonné ce site depuis plus d'un mois : la faute au manque de temps, de motivation, au RER, au travail, à la déclaration d'impôts, à la météo, à Nicolas Sarkozy, etc. Je profite de ce WE prolongé pour m'y remettre sérieusement. Je n'avais pas trouvé de source d'inspiration, bien que les sujets dans l'actualité brésilienne (que je suis régulièrement) n'aient pas manqué : les violences à São Paulo, l'annonce de l'autosuffisance du Brésil en pétrole ... Sujets toutefois un peu trop sérieux pour l'amateur de pignolades que je suis.
Le déclic a été bien sûr la visite de Jacques Chirac au Brésil, à commencer par l'interview qu'il a donné pour la Globo dans les salons de l'Elysée, avant de décoller pour Brasilia. Toujours digne de Gaston Lagaffe, notre président-sans-emploi a répondu fort diplomatiquement à l'inévitable question "futebol" du journaliste, à savoir qu'il verrait bien de nouveau une finale France-Brésil pour la Copa do Mundo, et que bien entendu, la France gagnera, comme en 98. A défaut, il pourra toujours tenter de refiler quelques Airbus à son copain Lula, ou bien un TGV Rio-São Paulo pour faire le trajet en deux heures au lieu de six par l'autobus (j'ai déjà donné). Mais faut pas réver. Même pour les Airbus : même si Petrobras fournit gratuitement le kérosène, la Varig est désormais en dépot de bilan.
J'ai décidé donc de jouer les chroniqueurs sportifs à l'occasion de cette coupe du monde de futebol 2006, je l'espère plus à la manière d'Antoine Blondin que de celle de Thierry Roland. Il faut dire que si en France le compte à rebours vient à peine de commencer, au Brésil, le "contagem regressiva" dure depuis au moins six mois. Les mauvaises langues diront même qu'il dure depuis 4 ans. Comme je l'ai déjà dis plusieurs fois dans ce blog, la folie pour ce sport au Brésil n'est pas un cliché. Elle dépasse largement ce qui se voit sous nos lattitudes. C'est promis : dans cette coupe du monde, je soutiendrai le Brésil jusqu'au bout, et la France jusqu'à ce qu'elle se fasse éliminer. Tant pis pour le pronostic de Jacques.
En attendant le coup d'envoi, j'en ai profité pour rajouter quelques photos de Rio sur ce site, en créant deux albums : le premier de style cartes postales, avec de très belles photos du Pain de Sucre et du Corcovado prises depuis l'appartement de Luci où j'ai résidé pendant mes trois mois passés dans la "cidade maravilhosa". L'autre est consacré aux curiosités de la ville, en particulier au temple de l'Eglise Positiviste du Brésil, dont j'ai déjà plusieurs fois parlé (voir notes du mois de février, section "Archives"). C'est en me replongeant dans ces photos que j'ai découvert le détail intriguant, à propos des bustes d'hommes célèbres censés représentés les mois de l'année du calendrier positiviste : ils ne sont pas douze, mais treize. Explication : le calendrier positiviste compte 13 mois de 28 jours. Si on calcule, ça fait 364 jours, et il reste un jour supplémentaire à rajouter tous les ans plus un jour de rab à intercaler de tous les quatre ans pour faire le bon compte.
Quant au choix des hommes célèbres, il mérite un petit commentaire. Ce choix est fortement inspiré par la fascination qu'éprouvait Auguste Comte pour l'esprit du siècle des lumières, en y ajoutant un léger chauvinisme. Comment expliquer autrement la présence de Frederik II de Prusse, sinon par son statut de "despote éclairé", amis des philosophes en général et de Voltaire en particulier. Quant à la présence de Bichat, elle s'explique par le fait qu'à l'époque de Comte, Pasteur était encore inconnu. Bichat n'a pourtant pas laissé qu'un hôpital à Paris XVIIIème (arrondissement), mais il a été un peu éclipsé depuis par notre grand bienfaiteur national de l'humanité dont le nom figure dans toutes les villes, autant que pour les rues Getulio Vargas au Brésil (relire ce blog depuis le début pour ceux qui ne savent pas qui est Getulio Vargas).
Pauvre Bichat, injustement (?) oublié. En plus, sur un site brésilien expliquant les 13 mois de l'année du calendrier Positiviste (voir ci-dessous), j'ai vu son nom orthographié "Bicha", qui est en Portugais du Brésil un des nombreux mots désignant une personne à voile et à vapeur. Sur le buste du temple de Rio, heureusement, il n'y a pas l'erreur. Sinon, le président de l'église, le sympathique doutor Danton Voltaire Pereira de Souza (c'est son nom), ne manquerait pas de décocher un sourire malicieux.
Pour en savoir plus (désolé, le site n'est qu'en Portugais) : http://www.calendario.cnt.br/cal_reformistas.htm
Pendant ce temps là, Jacques Chirac continue son périple en Amérique Latine. A Brasilia, "notre président" en a bien entendu fait encore une ou deux : il a serré la pogne à un des gardes républicains (non prévu au protocole) et maté les (jolies) jambes de la présidente du Supremo Tribunal Federal (grosso modo équivalent brésilien du Conseil Constitutionnel), Ellen Gracie. Il s'est quand même rattrapé en jouant son meilleur rôle, celui du "c'est la faute aux américains", en l'occurrence dans le dossier des subventions agricoles des pays développés (qui pénalisent les producteurs des pays émergents). Lula a pris une petite revanche en déclarant en présence de l'intéressé que bien entendu, c'est le Brésil qui gagnera la finale contre la France. Si du moins, les Bleus arrivent à ce stade de la compétition (ça, c'est moi qui le rajoute). Non mais.
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